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<title>Défense de la Vème République - risques-pour-nos-valeurs-republicaines</title>
<description>Défense de notre Constitution et opposition à la réforme institutionnelle en cours</description>
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<lastBuildDate>Thu, 26 Jun 2008 18:20:37 +0200</lastBuildDate>
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<title>L'Académie française contre la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (DVR)</author>
<category>Risques pour les valeurs nationales et républicain</category>
<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 14:09:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.francebalade.com/paris/institut2.jpg&quot; title=&quot;L'Institut de France&quot; height=&quot;162&quot; width=&quot;296&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'Académie française demande le retrait d'un texte, adopté par l'Assemblée nationale, qui inscrit la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, et porte, selon les académiciens, &quot;atteinte à l'identité nationale&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence: La langue de la République est le français&quot;, écrit l'Académie dans une déclaration diffusée lundi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, selon les académiciens, le 22 mai, les députés ont voté à la quasi-unanimité un texte &quot;dont les conséquences portent atteinte à l'identité nationale&quot;. &quot;Ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l'article 1er, dont la phrase commence par les mots : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, une phrase terminale: Les langues régionales appartiennent à son patrimoine&quot;, rappellent-ils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Qui en doute ?&quot;, soulignent les académiciens, en s'interrogeant sur &quot;cette apparition soudaine dans la Constitution&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon eux, en effet, cet ajout met notamment en cause &quot;l'accès égal de tous à l'Administration et à la justice&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Académie, &quot;qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement&quot;, demande &quot;le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution&quot;.&lt;/p&gt; 
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<title>Constitution : une révision déchirante</title>
<link>http://d5r.hautetfort.com/archive/2008/06/15/constitution-une-revision-dechirante.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (DVR)</author>
<category>Risques pour les valeurs nationales et républicain</category>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 21:19:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.communautarisme.net/photo/471326-577503.jpg&quot; alt=&quot;L'image “http://www.communautarisme.net/photo/471326-577503.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Alain-Gérard Slama&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;, Le Figaro Magazine, &lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;09/06/2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Plus la mondialisation s'accélère, plus l'ordre mondial se divise. Plus l'ordre mondial est divisé, plus chaque nation, pour continuer de peser, doit conforter son unité. De tous les membres de l'Union européenne, la France centralisée est celui qui a été le plus secoué par le choc de la mondialisation. Elle est menacée à la fois par l'émiettement et le nationalisme, l'un se nourrissant de l'autre. Entre ces deux pôles, ses institutions lui ont permis de trouver un équilibre. Ce n'est pas le moment d'y introduire une rupture. Or la procédure de révision constitutionnelle dans laquelle le nouveau pouvoir s'est engagé risque de déchirer cet équilibre. Bien que le renforcement de l'initiative parlementaire soit souhaitable, c'est le cas des dispositions consistant à restreindre l'application de l'article 49-3, ou à faire reposer les débats sur les textes réécrits par les commissions. C'est le cas surtout des propositions concernant les nouvelles valeurs qu'il est prévu d'inscrire dans notre Constitution et dans son préambule. L'introduction de ces valeurs remettrait en cause rien moins que le principe de l'égalité de tous devant le droit, sans distinction d'origine, de religion ni de race. Le respect de ce principe nous a jusqu'à présent protégés contre les dérives extrémistes de la mondialisation. Il a instauré la paix laïque dans l'espace public en évitant les conflits passionnels entre des groupes d'appartenance. Il a interdit à l'Etat d'intervenir dans des domaines relevant des choix subjectifs de la sphère privée. Il a créé, par-delà les préférences politiques, les conditions les plus favorables à l'émergence d'un consensus autour de valeurs universelles. On éprouve d'autant plus d'accablement devant la légèreté avec laquelle le projet en cours multiplie les brèches dans cet édifice. Voici l'obligation de parité hommes-femmes dans les fonctions électives étendue aux activités professionnelles et sociales, confortant ainsi, dans notre charte, l'affirmation d'un lien entre un statut juridique et une condition biologique. Voici que d'autres valeurs de groupes, telles que la diversité ou la défense et illustration des langues régionales, sont affirmées comme autant de droits opposables, dès lors qu'ils sont inscrits dans la Constitution. Le 20 mai dernier, à Orléans, un discours du chef de l'Etat annonçait l'introduction imminente des &lt;i&gt;« grands courants spirituels »&lt;/i&gt; de la nation au sein du Conseil économique, social &lt;i&gt;« et environnemental »&lt;/i&gt;, comme si ces courants avaient à défendre des intérêts publics. Ni la nation ni le citoyen n'ont à y gagner. Le déchirement du droit en une multiplicité de normes par la meute des revendications de droits, la confusion entre l'espace public et la sphère privée, et l'émiettement du corps social sont autant de régressions de l'esprit de liberté, à la faveur desquelles l'Etat pourra continuer à étendre son pouvoir de contrôle, sans rencontrer de limites ni de résistance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Touche pas à mon préambule !</title>
<link>http://d5r.hautetfort.com/archive/2008/06/07/touche-pas-a-mon-preambule.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (DVR)</author>
<category>Risques pour les valeurs nationales et républicain</category>
<pubDate>Sat, 07 Jun 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;div class=&quot;titre&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;h2 class=&quot;access&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.communautarisme.net/photo/948227-1177207.jpg?v=1211900429&quot; alt=&quot;© Agnès Janin&quot; title=&quot;© Agnès Janin&quot; /&gt;&lt;/h2&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Par Anne-Marie Le Pourhiet, Professeur de droit public à l'université Rennes-1, tribune parue dans Le Figaro, 23 mai 2008. Anne-Marie Le Pourhiet détaille les raisons pour lesquelles il ne lui semble pas judicieux de réviser le préambule de la Constitution où sont consacrés la philosophie politique de la France ainsi que les droits et libertés des citoyens.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;chapeau&quot;&gt;&lt;/div&gt; Par décret du 9 avril 2008, le président de la République a désigné le comité présidé par Simone Veil, chargé de réviser le préambule de la Constitution française où sont consacrés la philosophie politique de la France ainsi que les droits et libertés des citoyens. Trois mois s'étant écoulés depuis l'annonce faite le 8 janvier, et le président ayant depuis judicieusement rappelé qu'il n'avait pas été élu pour désigner des comités, on s'était pris à espérer qu'il renonce à son inquiétant projet. Il n'en a rien été.&lt;br /&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;div class=&quot;access&quot;&gt;&lt;br /&gt; C'est pour ancrer la Ve République dans la tradition républicaine, et rassurer ceux qui redoutaient une dérive bonapartiste du régime, que la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 avait imposé au gouvernement du général de Gaulle de garantir dans la nouvelle Constitution les droits essentiels consacrés par la déclaration libérale de 1789 et le préambule social de 1946.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La cohabitation n'a pas toujours été facile entre ces deux philosophies puisque le libéralisme impose à l'État de se cantonner dans des fonctions régaliennes (État gendarme) tandis que le socialisme l'invite au contraire à fournir prestations et réglementations (État providence). Toutefois, les textes de 1789 et de 1946 ont en commun un élément essentiel qui assure leur cohérence : l'universalisme, qui ne veut rien voir entre le citoyen libre et la nation souveraine. La consécration de l'autodétermination d'un homme doué de conscience et de raison, libéré de toute chaîne ou appartenance héréditaire, coutumière, ethnique, religieuse ou linguistique est la caractéristique majeure de la tradition républicaine et donc de notre &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«identité constitutionnelle»&lt;/span&gt;, pour reprendre l'expression du Conseil constitutionnel. L'égalité de tous les citoyens devant la loi, le refus des groupes, catégories ou corporations, l'abolition des privilèges et la promotion du seul mérite constituent, depuis la Révolution, le socle intangible de nos valeurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or la lettre de mission adressée par le président Sarkozy à Mme Veil, malgré ses précautions de langage, promet clairement une remise en cause de celles-ci. Il ne suffit pas, en effet, d'affirmer que la révision projetée ne saurait «modifier ou affaiblir» les textes de 1789 et de 1946 et qu'il s'agirait seulement d'inscrire dans le préambule &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«des droits et principes fondamentaux nouveaux»&lt;/span&gt;. Les juristes savent bien que beaucoup de «droits nouveaux» issus du multiculturalisme ou du féminisme ne s'ajoutent pas simplement aux droits de l'homme traditionnels mais les contrarient au point de les détruire. Lorsque Marcel Gauchet affirme : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«Un nouvel homme des droits de l'homme est né qui n'a plus rien à voir avec son ancêtre de 1789»&lt;/span&gt;, il constate simplement que les nouveaux droits aujourd'hui revendiqués ou consacrés dénaturent les libertés fondamentales de la première génération.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Introduire la parité et la diversité dans le préambule revient à saper le principe d'égalité de tous devant la loi et à consacrer des assignations à identité sexuelle, ethnique, linguistique ou religieuse que le Conseil constitutionnel a toujours refusées au nom de l'universalisme révolutionnaire. C'est aussi remettre en cause la méritocratie républicaine que d'introduire des discriminations positives, c'est-à-dire des passe-droits ethniques et sexuels, qui constituent autant de privilèges, au sens étymologique de lois privées, en opposition avec la res publica. Ne nous y trompons pas, c'est la philosophie réactionnaire de Joseph de Maistre, illustrée par son fameux &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«J'ai vu des Français, des Italiens, des Russes mais quant à l'homme je déclare ne jamais l'avoir vu de ma vie»&lt;/span&gt;, qui est de retour et que l'on a clairement entendue dans le discours de Dakar qui ne voulait voir, lui aussi, que &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«l'homme africain»&lt;/span&gt;. La remise en cause de la laïcité n'est sans doute pas expressément au programme du comité Veil, mais on devine bien qu'elle rôdera alentour sous couvert de &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«diversité religieuse»&lt;/span&gt; ou de &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«dignité des croyants»&lt;/span&gt;, et l'on sait aussi que les militants des langues et «préférences» régionales ont déjà préparé leurs amendements ethnocentriques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La dignité constitue aujourd'hui la menace la plus directe contre la philosophie des Lumières et l'idée républicaine, l'arme fatale contre nos libertés. Ériger cette notion philosophique et morale, éminemment subjective et relative, en norme juridique est une folie. On voit déjà depuis plusieurs années que c'est au nom de la dignité des individus et des groupes que des militants narcissiques et hystériques ont obtenu la multiplication des incriminations pénales de harcèlement moral et sexuel, de discriminations et propos sexistes, homophobes, handiphobes, etc., aboutissant à un arsenal répressif menaçant notamment les libertés d'expression et de la presse. C'est encore au nom de la dignité humaine qu'est revendiquée une euthanasie «très active», et ce n'est pas non plus un hasard si les décisions juridictionnelles récentes les plus intellectuellement indigentes et tirées par les cheveux ont été rendues sur le fondement de cette notion fourre-tout et galvaudée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Prenons garde à ce que l'on ne nous remplace subrepticement la devise &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«Liberté, Égalité, Fraternité»&lt;/span&gt; par la trilogie &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«dignité, diversité, parité»&lt;/span&gt; et que l'emblème &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«bleu, blanc, rouge»&lt;/span&gt; ne vire subitement au &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«black, blanc, beur»&lt;/span&gt;. Le seul texte constitutionnel français à avoir jusqu'à présent mentionné expressément la &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«dignité de la personne humaine»&lt;/span&gt; et reconnu les &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«droits des communautés»&lt;/span&gt; est le projet de Constitution du maréchal Pétain. C'est à méditer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ses vœux à Jacques Chirac, en janvier 2006, Pierre Mazeaud indiquait que &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«l'inconstance institutionnelle porte l'empreinte du sous- développement»&lt;/span&gt;. C'est exact et il est certain que le remplissage droit-de-l'hommiste ne saurait tenir lieu de philosophie politique. Et puisque nous avons emprunté notre principe &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple»&lt;/span&gt; à Abraham Lincoln, il conviendrait enfin de rappeler au président de la République française que si c'est le &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«peuple constituant»&lt;/span&gt; qui s'est effectivement référé en 1958 aux principes de 1789 et de 1946, c'est encore à ce même peuple qu'il conviendrait de proposer, cinquante ans plus tard, de les modifier. On ne change pas le contrat social d'une nation sans son consentement exprès et direct.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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