16.06.2008

Debré : «Ne pas toucher aux fondamentaux» de la Constitution

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Le président du Conseil constitutionnel était l'invité lundi soir du Talk Orange-Le Figaro.

Sa nouvelle vie au Conseil constitutionnel. En poste depuis mars 2007, Jean-Louis Debré s'ennuie-t-il au Palais-Royal ? « Pas du tout, assure-t-il d'entrée. On ne peut pas s'ennuyer. Je parle peu. Je ne peux pas m'exprimer sur la vie politique, mais ça ne m'empêche pas d'aller lire l'histoire de mon pays, d'écrire des livres ».

La réforme des institutions. Jean-Louis Debré juge «totalement injuste» les critiques de l'UMP. Le parti majoritaire lui reproche d'être sorti de sa réserve sur ce sujet. «Je ne voudrais pas qu'au nom d'une modernisation peut-être nécessaire, on aboutisse à un retour aux errements que nous avons connus autrefois, et qu'au prétexte d'aller vers une VIème République on en revienne aux pratiques de la IIIè ou de la IVè», avait en effet déclaré le président du Conseil constitutionnel dans le Nouvel observateur.

«Une nation qui a peur de son histoire est un pays qui va mal. L'important est de regarder son histoire et de ne pas toucher aux fondamentaux, de ne pas répéter les mêmes erreurs. Le mérite de la Ve République, c'est justement d'avoir fait oublier les dysfonctionnements de la IIe et IV e république», précise Jean-Louis Debré lors du Talk Orange Le Figaro. Et si la réforme était abandonnée, serait-ce une catastrophe ? «Je ne peux pas rentrer dans ces débats. Mais si on veut changer de régime, qu'on le dise clairement !»

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